La Buena Vida, de Andrés Wood (sorti le 17 mars 2010 au cinéma)
Une jolie galerie de portraits et un but commun : la quête du bonheur. La buena vida, optimiste et rafraîchissant, comme l'arrivée du printemps !
Au détour des rues des personnages se croisent, sans savoir que leurs vies ont des points communs. Ils se regardent sans se connaître, parfois se parlent ou signorent. Pour plus de compréhension voici le synopsis : Santiago du Chili, aujourdhui. Teresa, assistante sociale spécialisée dans la contraception, croit tout contrôler dans sa vie jusquau jour où elle apprend que sa fille de 15 ans est enceinte. Edmundo, un coiffeur de 40 ans sans ambition vit encore chez sa mère et veut sacheter une voiture ou renouveler le caveau familial. Mario, clarinettiste, postule à lorchestre philharmonique mais finit dans celui des carabineros. Quant à Patricia, mère dun jeune bébé, elle se laisse aller à la dérive, emportée par le courant de la vie. Ces habitants se croisent dans la cité en mouvement sans se voir, absorbés par le quotidien de leur propre existence. Des hommes et des femmes que seul le désir daccomplir leur destin réunit.
La mise en scène, simple, nempêche pas de grandes qualités narratives. Andrés Wood filme ses acteurs avec une certaine distance, permettant aussi bien les moments de grande émotion (et les révélations) que les situations incongrues et drôles. Le réalisateur arrive à faire de La buena vida une oeuvre touchante qui ne tombe pas dans le pathétique, tout en abordant des thèmes liés à la condition des femmes, à lengagement, à la vocation artistico-professionnelle. Un film qui en contient plusieurs et qui touchera certainement un large public après avoir conquis les professionnels : La buena vida a en effet reçu le Goya (les César espagnol) du meilleur film hispanophone en 2009.
Article créé: 2010-03-16 -- Il a été lu 1893 fois
COMMENTAIRES
freelance writing a dit ...
Surtout, j'ai été frappé par l'histoire, si proche de la triste réalité de la réalité